Syndrome d’auto-brasserie urinaire : quand la vessie fabrique de l’alcool
Belén Clara Trujillo, Andrea Falaguera Jorge et Marta Herrera Cantín.
C’est l’histoire d’une femme de 61 ans souffrant de cirrhose du foie et d’un diabète mal contrôlé qui se présente dans un hôpital américain pour une inscription sur liste d’attente d’un greffon hépatique. Il y a peu, cette patiente s’est vu refuser la possibilité de bénéficier d’une transplantation hépatique au motif qu’elle devait suivre un traitement pour son addiction à l’alcool au lieu de demander qu’on lui greffe un foie. En effet, les tests urinaires permettant de dépister dans les urines toute consommation d’alcool reviennent régulièrement positifs. La situation est claire : cette patiente présente une addiction à l’alcool qu’elle dissimule.
C’est l’histoire d’une femme de 61 ans souffrant de cirrhose du foie et d’un diabète mal contrôlé qui se présente dans un hôpital américain pour une inscription sur liste d’attente d’un greffon hépatique. Il y a peu, cette patiente s’est vu refuser la possibilité de bénéficier d’une transplantation hépatique au motif qu’elle devait suivre un traitement pour son addiction à l’alcool au lieu de demander qu’on lui greffe un foie. En effet, les tests urinaires permettant de dépister dans les urines toute consommation d’alcool reviennent régulièrement positifs. La situation est claire : cette patiente présente une addiction à l’alcool qu’elle dissimule.
Les analyses biologiques ne montrent cependant pas de trace d’éthanol (alcool éthylique) dans les prélèvements sanguins. De même, les dosages urinaires d’éthylglucuronide (EtG) et d’éthylsulfate, molécules issues de la dégradation par l’organisme de l’éthanol, sont négatifs, et ce malgré la présence d’éthanol dans les urines.
Par ailleurs, la patiente ne présente aucun signe d’imprégnation alcoolique lors des consultations à l’hôpital alors même que la concentration d’éthanol dans les prélèvements urinaires est particulièrement élevée : supérieure à 39,1 mmol/L (> 180 mg/dL). Surtout, la patiente nie constamment boire en cachette.
Parallèlement à ces anomalies biologiques, les médecins notent chez cette patiente diabétique un taux très élevé de glucose dans les urines (hyperglycosurie ≥ 55,5 mmol/L), associée à la présence abondante de levures dans les échantillons urinaires. Des résultats qui vont inciter les médecins à se demander si les colonies de levures présentes dans la vessie de la patiente peuvent produire de l’éthanol.
Pour conclure, après des investigations scientifiques la vérité a été découvert: la femme n'était pas alcoolique, mais elle avait un syndrome insoupçonné qui lui provoquait des syntomies similaires au celles qui appartiennent à un cas extrême d'alcoolémie: c'était le syndrome d'auto-brasserie urinaire.

Commentaires
Tout le monde l’accusait d’alcoolisme et c’était son propre corps.
qu’elle ne peut pas se faire opérer à cause d’un problème médical